L'huile d'olive

Lucie Dauchy

L'engagement d'Olivier Baussan auprès des petits producteurs de sa Provence natale a réveillé en moi le souvenir d'un été dans le Var. J'ai appris à écrire en observant mon arrière-grand-mère cuisiner. Je voulais recueillir ces vestiges familiaux, cette mémoire gustative que chaque femme transmettait à la génération suivante. À présent, j'ai toujours l'envie de récolter les traditions de notre terroir commun, d'aller à la rencontre de ces hommes qui travaillent leur terre comme autrefois, pour perpétuer ensemble le bon goût de la Provence...

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Le Coinstot Vino : un bon coin et de bons vins

L’année dernière, j’ai rencontré brièvement Géraldine Leser, la détective en goûts et saveurs de la société « Les carottes sont cuites ! »

Cette passionnée de bonnes choses m’a récemment conseillé d’aller faire ripaille au Coinstot Vino, un tout nouveau resto-bistrot pour lequel elle élabore des recettes (elle est aussi en cuisine régulièrement !)

Le cadre est particulièrement dépaysant : pour s’attabler il faut d’abord traverser le passage des Panoramas, le plus ancien de Paris.
Au charme désuet, on se croirait comme des touristes arpentant la capitale, l’oeil aux aguets !

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Quel cri pousse le locavore ?

Olivier Baussan, fondateur de l’Occitane, lance sa nouvelle marque PREMIERE PRESSION PROVENCE et, par la même occasion, pousse un grand cri de locavore sur la ville de Paris… Il fait en effet partie de cette race d’entrepreneurs à part qui prône la consommation, oui, mais une consommation responsable…

Plus qu’une prise de conscience du cycle naturel des saisons et du terroir, le locavore considère également un souci environnemental majeur. Partons ensemble sur les traces du locavore…

D’ou vient le locavore ?

C’est une race qui a migré de San Fransisco, ville précurseur en matière de consommation Bio et respect de l’environnement, et qui prône la consommation d’aliments situés dans un rayon de seulement 200 km afin de limiter toutes les émissions de CO2 ainsi que les coûts liés au transport et de supporter l’économie paysanne environnante.

Le locavore est indissociable de son élément naturel :

C’est de renouer avec le terroir qu’Olivier propose, une ballade gustative sur les chemins de l’olive de Provence : 32 producteurs de fruité vert, fruité noir et fruité mûr,  tous issus d’agriculture raisonnée sont rassemblés dans une collection de bidons de 250 mL à déguster, essayer, collectionner… Tous ces producteurs bordent les Alpes de Hautes Provence (Nice, Marseille, Vallée des Baux…), où se situe L’écomusée de l’Olivier, fondé en hommage aux dons de la Méditerranée.

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Qu’est ce que le goût ?

D’après Hervé This, « si le goût est effectivement la sensation perçue dans la cavité buccale, ce n’est pas le goût qui permet de percevoir les saveurs, puisque le goût est une sensation comme les saveurs »

Les sensations qui composent le goût sont :

- la couleur, déterminant l’appréciation de l’aliment.
- le toucher.
- l’odeur, plus les molécules aromatiques sont volatiles, plus les cellules réceptives du nez sont réceptives.

L’arôme est une sensation donnée par une molécule ayant des propriétés aromatiques.

Dans la bouche, les molécules des aliments passent dans la salive et se lient à d’autres molécules appelées récepteurs se trouvant à la surface de cellules spéciales de la cavité buccale. Ces molécules sapides donnent la sensation de saveur. Les molécules portant les récepteurs des molécules sapides sont regroupées en papilles (petites zones rondes sur la langue). L’aliment, mâché et chauffé par la mastication, dégage des molécules aromatiques qui remontent vers le nez par l’arrière de la bouche via les fosses rétro nasales qui détectent les arômes. D’autres molécules stimulent les cellules signalant chaleur ou douleur, c’est la sensation de piquant, d’autres des caractéristiques mécaniques : le dur, le mou, le gras, le mouillé.

L’ensemble des sensations gustatives (saveur), olfactives (odeurs et arômes), mécaniques (dur, mou), thermiques (chaud, froid), ou autres (astringent, métallique…) forment le goût qui est interprété par le cerveau capable d’associer des qualités d’après les expériences individuelles ou sociales.

Tous les aliments ont du goût, plus ou moins selon que la concentration en molécules aromatiques ou sapides est élevée. L’ennui naît de l’uniformité.

Source : http://www.slowfood.fr/

Education du goût

L’éducation au goût est une des principales priorités de Slow Food. Sa finalité est d’éduquer les adultes et leurs enfants à être davantage sensibles au vrai goût des aliments pour qu’ensuite ils choisissent de manger des aliments « bons » à manger c’est-à-dire bons au goût et bon pour la santé.

Il y a urgence car des statistiques récentes nous apprennent que la génération de jeunes qui arrivent à l’âge adulte est « déculturée » sur le plan gastronomique. En effet, il n’y a plus transmission des recettes par les mères et les préférences gustatives vont vers une gastronomie vite faite et qui privilégie davantage la traçabilité alimentaire que le goût des aliments.

Cependant on s’aperçoit que les enfants dont les parents ont été soucieux de leur faire découvrir une cuisine variée, faite maison, originale, ont un goût davantage développé et beaucoup moins de préférence pour les fast food et tout ce qui attire la majorité des enfants, et une plus grande curiosité pour des goûts nouveaux. Il ne faut pas oublier que le goût se façonne en mangeant et que les bases d’une formation sensorielle : savoir goûter et juger, comme d’une culture alimentaire : savoir cuisiner, se forgent en pratiquant et en savourant. Qui mieux que les parents et les grands parents peuvent donner cette éducation ? Les cuisiniers l’avouent souvent : c’est la cuisine de leurs grand-mère ou de leur mère qui leur a donné l’envie et le goût de faire la cuisine.

Source : http://www.slowfood.fr/

SLOW FOOD

Le Mouvement International Slow Food a été fondé à Paris en 1989 ; le siège est à Bra, en Italie. Des associations nationales ont été établies en France, aux USA, en Allemagne, en Suisse, au Japon et au Royaume Uni. Slow Food compte 82.000 adhérents dans 50 pays et 800 conviviums environ.

Slow Food est une association qui s’oppose aux effets dégradants de la culture de la fast-food qui standardisent les goûts ; qui promeut les effets bénéfiques de la consommation délibérée d’une alimentation locale, qui a des programmes d’éducation du goût pour les adultes et les enfants, qui travaille pour la sauvegarde et la promotion d’une conscience publique des traditions culinaires.

Slow Food aide les producteurs-artisans de l’agroalimentaire qui font des produits de qualité et encourage les initiatives de solidarité dans le domaine alimentaire. L’objectif de Slow Food est de développer un modèle d’agriculture moins intensif et nocif, capable de préserver et d’améliorer la biodiversité et d’offrir aussi des perspectives pour les régions moins riches.

Slow Food cherche à combiner le plaisir avec un profond sens de responsabilité à l’égard de l’environnement et du monde de la production agricole. On ne peut pas être gastronome et ne pas être sensible à la protection des cuisines locales, des races animales, des espèces végétales en danger d’extinction.

Le Convivium est l’unité locale de Slow Food : c’est la voix d’un district qui possède une histoire culturelle et culinaire, et c’est la structure qui véhicule les idées Slow Food au niveau local. Les Conviviums Slow Food organisent des événements comme des ateliers du goût sur les mets et les vins, des visites chez des producteurs, des dîners thématiques.

Devenir adhérent de Slow Food signifie partager ce projet et participer aux activités proposées par le Convivium.

Pour plus d’informations, veuillez télécharger le Mémento Slow Food, une présentation complète de l’association: www.slowfood.fr/bulletin/MEMENTO.pdf

source:  www.slowfood.fr

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